L'allan, scène nationale de Montbéliard (Franche-Comté)
Calendrier des spectacles de l'allan (musique, danse, théâtre, cirque, etc.)
 
Le label "scène nationale"
Trois missions fondamentales
La scène nationale de Montbéliard

Le label "scène nationale"

Créé en 1991 par le Ministère de la Culture, le label « scène nationale » est l’héritier du programme de décentralisation lancé par André Malraux dans les années 60 (avec la création des Maisons de la Culture). Associations placées sous le régime de la loi 1901, les scènes nationales sont soutenues par l’Etat (ministère de la Culture et de la Communication représenté par la Direction Régionale des Affaires Culturelles) et les collectivités locales (ville ou leur regroupement, département, région).

L’allan est pour sa part financée à parts égales par l’Etat et la Ville de Montbéliard. Ces structures sont soumises à un cahier des charges précis qui se traduit par une série de missions (voir ci-dessous) et sont liées à leurs autorités de tutelle par un contrat d’objectifs qui définit un projet artistique et les conditions de sa mise en œuvre.

Aujourd’hui, le réseau des scènes nationales regroupe 70 établissements répartis sur tout le territoire national.

Trois missions fondamentales

la diffusion de spectacles : organiser la diffusion et la confrontation des formes artistiques en privilégiant la création contemporaine

l’accueil et le soutien de la production artistique : s’affirmer comme un lieu de production artistique de référence nationale dans les domaines de la culture contemporaine

la participation au développement culturel local : participer dans son aire d’implantation à une action de développement culturel favorisant de nouveaux comportements à l’égard de la création artistique et une meilleure insertion sociale de celle-ci.

Les directeurs des scènes nationales sont recrutés après appel à candidature, sur la présentation d'un projet pour l'établissement qui est la synthèse d'une trajectoire professionnelle, au cours de laquelle se sont forgés convictions et choix artistiques et d'une appréhension, nécessairement limitée, de l'histoire, de l'environnement culturel, social et économique du lieu pour lequel ils postulent.

La scène nationale de Montbéliard

En janvier 1991, Jacques Livchine et Hervée de Lafond, comédiens et metteurs en scène de la compagnie du Théâtre de l’Unité prennent la direction de la scène nationale de Montbéliard, alors baptisée “Centre d’Art et de Plaisanterie”. Ils mèneront 9 saisons consécutives d’une programmation diversifiée qui met l’accent sur la pluridisciplinarité mêlant humour et provocation, initiatives nouvelles et originales dans le souci de privilégier l’accueil chaleureux des artistes invités.

S’ensuivra une période de transition assurée par Patrick Ledoux, chargé de mission intérimaire, entre juillet et décembre 2000, avec une saison plutôt axée sur la musique.

En janvier 2001, Didier Levallet, l’actuel directeur, prend ses fonctions à la scène nationale qu’il rebaptise " l'allan".


J’ai choisi l‘allan. Pour nommer la renaissance de notre scène nationale, j’ai choisi la rivière qui irrigue le territoire, les courants qui s’y croisent, les rives d’où l’on s’interpelle et que des ponts relient, les reflets où passent furtivement nos vies...

Sans forcer, je pourrais sans doute multiplier les méta­phores : le cours d’eau comme image symbolique de la vie artistique fécondant un territoire. Mais aussi le nom de cette rivière dit très exactement où nous sommes : sur ces berges-là, où la ville séculaire se mire dans les flots vifs, éternellement changeants. Et dans cette ville, j’ima­gine un échange incessant entre ceux qui la font vivre et des créateurs qui, par leur patient travail, parviennent à magnifier ces parts de nos êtres que nous croyons obscu­res, à les rendre intelligibles et lumineuses, afin de les partager avec tous.

Ce qu’on appelle « fréquentation culturelle » n’est donc pas un effort vers quelque chose qui nous serait extérieur, et volontiers hermétique, ou une attitude sociale réservée à une élite avertie. Le transport procuré par un spectacle, le saisissement ressenti au contact d’une esthétique sin­gulière, nous en disent autant sur nos propres réalités qu’ils nous surprennent par la découverte des univers de leurs auteurs. Rire, colère, séduction, tension, le simple jeu ou l’introspection, le raffinement des sons comme le choc des couleurs et des formes, rien, dans ce que nous offre l’artiste, qui ne nous renvoie à la fois ailleurs et face à nous-mêmes, au cœur palpitant de notre aventure humaine commune. Et c’est sans doute pour cela que la vie est intéressante.


Didier Levallet
Editorial de la brochure de saison 2001-2002

Jazz au Théâtre de l'allanThéâtre au Théâtre de l'allanMusique au Théâtre de l'allanExposition au Théâtre de l'allanDanse au Théâtre de l'allanCirque au Théâtre de l'allanChanson au Théâtre de l'allanJeune Public au Théâtre de l'allanImpromptus au Théâtre de l'allanHumour de l'allan